Sparkle in the Rain est le septième album studio des
Simple Minds, publié en 1984.
Il marque le début d'une succession d'albums atteignant la 1e
place du palmarès britannique (de 1984 à 1992) et connait un vrai
succès international (classé au Top 20 en Europe, au Canada, en
Australie, en Nouvelle-Zélande - où il atteint même le n°1, etc.). La
réalisation de S. Lillywhite se fait entendre et est plus "musclée" et
énergique qu'auparavant.
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Simple Minds est un groupe
écossais de
new wave et de
rock, fondé en
1977 et baptisé ainsi en
1978.
Sa popularité internationale a culminé du milieu des
années 1980 jusqu'au début des
années 1990. Il est connu du grand public pour sa participation à la bande originale du film
Breakfast Club avec le
tube Don't You (Forget About Me) en
1985, classé
no 1 aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas.
Les membres qui lui sont indissociables
Jim Kerr et
Charlie Burchill, fondateurs et toujours présents à ce jour. Parmi les anciens membres, on retrouve le bassiste
Derek Forbes, le batteur
Brian McGee et le claviériste
Michael MacNeil.
Les débuts (1977-1981)
Les Simple Minds, qui tiennent leur nom de la chanson de
David Bowie The Jean Genie (
He's so simple minded he can't drive his module), se sont formés à
Glasgow
en pleine mouvance punk sous le nom initial de Johnny & The
Self-Abusers (un seul 45 tours, en 1977). Dès son premier single,
Life in a Day et son premier album au titre similaire (tous deux sortis en 1979), le groupe connaît un certain écho au
Royaume-Uni (le single entre dans le Top 75
1 et l'album atteint la 30
e place
2).
Après un deuxième album plus expérimental toujours sous influence Bowie (
Real to Real Cacophony, sorti également en
1979), la musique new-wave des Simple Minds devient plus froide et plus expérimentale (
Empires and Dance en
1980), puis de plus en plus dansante (
Sons and Fascination / Sister Feelings Call
en 1981, sorti d'abord sous la forme de deux albums simultanés, puis
réédité en un seul CD quelques années plus tard... amputé de quelques
titres ; cela sera cependant corrigé en 2002, avec la sortie de
l'intégralité des titres).
À cette époque, des titres comme
The American,
Sweat In Bullet ou encore
Love song (classée au Top 50 britannique) leur offrent un début de notoriété au Royaume-Uni et en
Europe, et rencontrent surtout le succès en
Océanie (notamment en
Nouvelle-Zélande),
où d'ailleurs le groupe devient rapidement célèbre. C'est à ce
moment-là que la première mouture du groupe prend fin, avec le départ en
1981 de
Brian McGee qui sera remplacé par Kenny Hyslop.
Dix ans de succès (1982-1992)
Puis les Simple Minds connaissent véritablement le succès international et atteignent leur maturité avec l'album
New Gold Dream (81,82,83,84) qui sort en
1982 (classé
no 3
au Royaume-Uni) ; album qui leur permet d'obtenir la reconnaissance du
public européen tout en intéressant de plus en plus le marché
américain (où ce disque rentre dans le Top 75
3), accompagnée de ses premiers vrais tubes (comme
Promised you a miracle, Top 20 britannique et en Océanie). Ce succès est confirmé deux ans plus tard avec l'album
Sparkle in the Rain (
no 1 au Royaume-Uni) plus orienté
rock et son tube
Waterfront (
no 1 en
Nouvelle-Zélande par exemple). À cette époque, Mel Gaynor se joint à la formation et devient le batteur principal de toute l'histoire du groupe.
En 1985/
1986, le succès des Simple Minds atteint son point culminant avec plusieurs hits mondiaux dont
Don't You... (
BO de
Breakfast Club) et
Alive And Kicking, ce dernier étant le premier extrait de leur album
Once Upon a Time qui paraît fin 1985, et qui reste à ce jour leur plus gros succès (
no 1 au Royaume-Uni et
no 10 aux USA notamment), faisant de Jim Kerr et de ses
acolytes
un "groupe à stades", apparaissant régulièrement en couverture des
revues musicales spécialisées. En termes de popularité au niveau
international, Simple Minds est à cette époque, l'un des plus grands
groupes pop/rock anglophones du moment avec
Duran Duran,
Tears for Fears,
Dire Straits,
Level 42 ou encore
Eurythmics. À la sortie de
Don't You (forget about me), le bassiste d'origine
Derek Forbes est remplacé par John Giblin.
Fort de ce succès, le groupe entame une tournée mondiale qui le mène aux quatre coins de la planète. Le concert donné au
Zénith de Paris en août 1986 est immortalisé par le premier
album live officiel de Simple Minds intitulé
Live in the City of Light qui sort en 1987 (il se classera
no 1 au Royaume-Uni).
Durant cette période, et à l'instar de
U2, le groupe se distingue aussi par son engagement humanitaire voire politique. Il participe notamment au
Live Aid en 1985, puis compose deux titres phares (qui deviendront des tubes) évoquant cet engagement,
Mandela Day et
Belfast Child, le premier sur la situation alors polémique en
Afrique du Sud (écrit spécialement pour le
Concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela en 1988), et le deuxième sur les tensions communautaires en
Irlande. Ces deux morceaux se retrouvent sur le nouvel album studio du groupe,
Street Fighting Years, qui paraît au printemps
1989 et qui connaît un grand succès notamment en
Europe (
no 1 au Royaume-Uni, en
Allemagne... et au Top 5 dans de nombreux pays
4) et en Océanie. Cependant, ce disque ne reçoit pas un aussi bon accueil aux États-Unis, autant critique que commercial.
L'étape de création de cet album a été fructueuse entre les trois membres originaux : John Giblin a aussi posé sa patte sur
Let It All Come Down. Cependant, certaines tensions apparaissent pendant les répétitions entre
Trevor Horn,
l'un des producteurs, et Gaynor et Giblin, ceci expliquant pourquoi ces
derniers n'ont pas participé à l'album dans son intégralité. Le groupe
recrute ainsi
Manu Katché
à la batterie, et la basse est jouée sur certains morceaux par Stephen
Lipson, l'autre producteur. Gaynor réintègre malgré tout le groupe pour
la tournée, contrairement à Giblin qui se joint au groupe d'
Alan Parsons.
Après la tournée, ce sera aux tours du claviériste d'origine Michael
MacNeil et de Brian Findlay, manager depuis les débuts, de quitter la
formation, ce qui affectera sérieusement le groupe.
En
1991 paraît l'album
Real Life.
Kerr et Burchill, désormais seuls membres de la formation initiale,
sont maintenant accompagnés de Mel Gaynor et du nouveau bassiste Malcom
Foster, qui s'est joint au groupe lors de la tournée précédente ; ils
optent alors pour un son plus commercial que celui du disque précédent,
tout en conservant une note engagée. Malgré de bonnes ventes notamment
sur le sol européen (
no 2 au Royaume-Uni et au Top 10 dans plusieurs pays) et les tubes
Let There Be Love et
See The Lights (à ce jour, dernier Top 40 du groupe aux
États-Unis), cet album se révèle finalement moins marquant que ses prédécesseurs ; signant alors la fin du phénomène Simple Minds.
Fin
1992 sort la compilation
Glittering Prize 81/92 (
no 1 durant trois semaines au Royaume-Uni
5, et bien classée en Europe et en Océanie
6). On y retrouve les grands succès de la formation (dont l'incontournable
Don't You (forget about me)
qui n'était jusqu'alors présent - dans sa version studio - sur aucun
album du groupe). Malgré le succès de cette compilation qui regroupe des
hits appartenant au passé glorieux du groupe (effet de nostalgie),
Simple Minds connaît alors une désaffection du public et de la critique.
Aux États-Unis,
Glittering Prize 81/92 n'est pas éditée sous
le même format que l'édition européenne : la version américaine ne
contient que douze titres s'étendant notamment sur la période des grands
succès rencontrés sur le territoire américain (entre 1985 et 1991)
7. On y trouve également des succès comme
Stand By love et
Up On The catwalk,
toutes deux absentes de l'édition européenne. Cette compilation passe
cependant inaperçue et ne se classe pas dans le Billboard 200
8, ce qui peut s'expliquer par la piètre performance dans ce même classement des deux albums studio précédents
8.
À son tour, Mel Gaynor quitte le groupe peu après (pour quelques
années) afin de se consacrer à des projets solos, laissant seuls les
deux derniers membres originaux Kerr et Burchill.
Déclin progressif (1993-2004)
Une période de moindre succès survient alors ; le groupe - devenu le
duo Kerr et Burchill, avec l'apport de nouveaux musiciens - rencontre
encore un certain écho en
1995 avec l'album
Good News from the Next World (
no 2 au RU et bien classé en Europe et en Océanie
9) et son premier single extrait
She's a River10, qui fait même une apparition dans le
Billboard américain
11 (l'album lui-même y rencontre cependant peu de succès).
La formation écossaise s'oriente ensuite vers une musique plus intimiste et revient à un son plus expérimental, avec l'album
Néapolis sorti en
1998,
qui ne rencontre cependant pas le succès escompté. À noter avec cet
album les retours du bassiste d'origine Derek Forbes et de Mel Gaynor.
Ces derniers quittent à nouveau la formation après la tournée pour
collaborer à d'autres projets.
D'autres albums suivent comme
Our secrets are the same (projet avorté de 1999 qui ne paraîtra qu'en 2004),
Neon lights (2001) et
Cry (2002), mais ne rencontrent que peu ou pas de succès. L'ambitieux
Cry,
à la production soignée, est soutenu par une tournée qui passe par le
continent américain et qui voit le retour définitif de Mel Gaynor
redonner au groupe un certain dynamisme.
Fin 2001, Virgin Records édite une nouvelle compilation qui couvre la
période 1979-1998. Ce double CD ne connaît cependant qu'un succès
limité (
no 34 au Royaume-Uni).
La fin des années 1990 et le début des
années 2000
sont donc plus difficiles pour Simple Minds, qui peine à renouveler sa
créativité, mais aussi du fait de dissensions au sein de la formation
(la défection de membres importants) et le départ de leur manager Brian
Findlay, présent depuis les débuts. Le groupe doit aussi régler des
problèmes d'ordres juridique, financier et promotionnel avec ses maisons
de disques (Virgin, Chrysalis et Eagle), celles-ci pêchant par un
travail de promotion insuffisant des albums et des tournées du groupe,
qui subit pendant cette période un réel déclin de ses ventes.
Revival (depuis 2005)
Concert à
Oslo, en février 2006.
Simple Minds revient en septembre
2005 avec un nouvel album baptisé
Black & White 050505 qui se veut un retour au son glorieux de la grande époque, tout en apportant des sonorités nouvelles par exemple avec
Stay Visible,
Home et
Dolphins.
Simple Minds semble revigoré et l'accueil critique est favorable, même
si l'essai n’est pas totalement concluant (application à refaire la
formule
Once Upon A time sans nécessairement l'égaler). Cet album
souligne plusieurs retours dont celui en studio de Mel Gaynor à la
batterie, de l'ingénieur Bob Clearmountain au mixage, et le retour du
groupe dans le Top 40 britannique. Signalons la contribution d'
Eddie Duffy à la basse qui rappelle avec brio le jeu mélodieux de basse du bassiste d'origine Derek Forbes.
L'album suivant,
Graffiti Soul, est publié en mai
2009, il se veut résolument plus rock et énergique. Ce disque permet au groupe de renouer avec le succès dans les
charts et auprès du public (comme en témoignent les tournées 2009/2010) ; se classant directement 10
e au Royaume-Uni, dès sa sortie
12.
Graffiti Soul marque ainsi le retour de Simple Minds dans le Top 10 britannique après plus de quatorze ans d'absence.
Durant la tournée promotionnelle qui l'accompagne,
Eddie Duffy est remplacé par Ged Grimes. Ce dernier devient ainsi le sixième bassiste officiel de la formation.
En mai 2010, Jim Kerr réalise son projet solo "Lostboy! AKA" soutenu
par une tournée promotionnelle européenne en mai, août et octobre à
laquelle participent Mel Gaynor et Jez Coad.
Durant l'hiver 2012, une tournée "conceptuelle" est entreprise par le
groupe. Elle se concentre exclusivement sur les titres des 5 premiers
albums du groupe. La tournée est acclamée par les critiques et fait
l'objet d'un double album live.
Après une nouvelle compilation parue en 2013,
Celebrate, le groupe revient à l'automne 2014 avec un nouvel album studio intitulé
Big Music.
Celui-ci propose un son qui n'est pas sans rappeler les débuts de la
formation écossaise, et reçoit un bon accueil critique tout en
connaissant un relatif succès dans les classements (classé au Top 20
dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni).